Conditions d’emprunt en 2022 : des banques plus prudentes, mais aussi plus attractives

1 février 2022

Sera-t-il plus difficile d’emprunter en 2022 ?

De prime abord, la réponse est oui. Le haut conseil de stabilité financière (HCSF) a souhaité fixer des limites à l’octroi des prêts immobiliers. L’objectif : s’assurer que les emprunteurs seront bien en capacité de rembourser leurs mensualités et qu’ils conserveront un reste à vivre suffisant. C’est pourquoi le HCSF impose aux banques de ne pas prêter sur une durée de plus de 25 ans (27 ans en VEFA) et de respecter un taux d’endettement maximal de 35 %.

De plus, les banques semblent de plus en plus désireuses de prêter à des ménages disposant d’un apport.

Tout ceci concourt à exclure en priorité les primo-accédants du prêt. Pour mémoire, il s’agit des ménages qui n’ont pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années. De nombreux primo-accédants sont jeunes et n’ont pas encore eu le temps de se constituer une épargne suffisante. De plus, leurs revenus ne sont pas toujours assez importants pour respecter le taux d’endettement imposé.

Des banques bien décidées à prêter

Si les banques respectent la plupart du temps les recommandations du HCSF, elles disposent d’un autre levier pour continuer à prêter : le taux d’intérêt. Il apparaît que celui-ci est en baisse en janvier 2022 par rapport à décembre 2021.

De 0,75 % à 1 % sur 15 ans, de 0,91 % à 1,15 % sur 20 ans et de 1,10 à 1,40 % sur 25 ans, les conditions restent très attractives. Avec des taux si bas, les Français peuvent espérer accéder à la propriété ou se lancer dans un investissement locatif. En effet, en réduisant le coût global de leur crédit, ils ont la possibilité de réduire le montant de leur mensualité pour ne pas dépasser le taux d’endettement maximal.

Ce taux permet aux banques, dans un secteur extrêmement concurrentiel, de tirer leur épingle du jeu et d’atteindre les objectifs qu’elles se sont fixés pour l’année.

Des prix de l’immobilier à la hausse

Il va toutefois falloir composer avec les prix de l’immobilier qui s’envolent depuis quelque temps. De nombreux ménages visaient des communes à taille humaine, plus loin des grandes villes, pour bénéficier de tarifs plus attractifs. Or, depuis le premier confinement, ces communes deviennent elles aussi très prisées, faisant mécaniquement augmenter les prix. 2022 est une année électorale, difficile d’imaginer pour le moment l’impact de l’élection présidentielle sur l’économie française, et notamment l’immobilier.

Source : Les furets

En cliquant sur "J'accepte", vous autorisez l'utilisation de cookies afin de vous assurer une experience optimale sur ce site.

En savoir plus J'accepte